Au delà des bacs

Au delà des bacs
Texte inédit composé cette aprem qui reflète bien ma facon de penser, et si vous êtes là j'espere que c'est parce que vous pensez pareil. Je vous laisse découvrir, lachez vos coms.

Les rappeurs qui comptent - je les compte sur mes dix doigts
Les radios mattraquent de la daube mais dis-toi
Qu'y a un son qui monte : un hiphop de fou furieux
Ca plaira pas aux moutons : moi je rappe que pour les curieux.
Quand je croise un objectif - je garde mes distances
J'ai pas envie d'voir ma ganache sur tous les journeaux de France
Et t'as autant de chance de m'voir dans un tube cathodique
Que d'entendre Joey Starr sortir un tube catholique.
Skyrock - a remplacé la chance aux chansons
Pour les rappeurs à sa mémère les pieds au chaud dans leurs chaussons
Pour emmerder les voisins - ils mettent les basses à fond
Et fument des splifs dans l'train c'est ça leur signe de rebellion.
Le rap2rue est mort - c'est devenu du rap d'impasse
Les plus gros labels - sont devenus des maisons d'passe
Attendant - que leurs poules aux oeufs d'or les pondent
Je plane peut-être à 10 000 mais ce s'ra jamais sur les ondes!

Chui pas dans les bacs - pas dans les bacs - NON!
Me cherche pas à la FNAC- pas à la FNAC - Ah bon?
Medhi-Call - le rap qui t'retourne comme un sac - OUH!

Dans ton bide, ca fait tout comme un coup d'nunchak'U!

Rakatakatak - Che Guevarap passe à l'attaque
Décime les faux, chatie les vrais - les passe tous à la trappe
Les mots sont r'mis à l'endroit pour qu'nos enn'mis comprennent pas
On est jamais trop prudent quand on s'engage dans la guérilla.
Tu m'as pas vu dans les bacs? Attend que la défence craque :
Je s'rais bientôt dans ton sac, ton crack, ton mac et ta barraque
Ta fac, ton bigmac, ton galak, ton cacolac
Je s'rais l'idole des jeunes comme Montblanc et Goldorak
Et la terreur des rappeurs comme des points noirs l'exfoliac.
Donne-moi un echo - que ma voix porte jusqu'à Tokyo
Donne-moi un bidon - que mon beat réveille Chicago
Pas b'soin des média - je fais du pur hiphop undergound
Donne-moi un skyblog - mon rap fera le tour du Monde.
Si tu lis ce texte - tu fais partie des privilégiés
Et quand tu l'entendra : la face du rap aura changée.
Si je pose un point c'est pas que j'ai terminé
Et quand j'aurais signé la révolution pourra commencer.

Chui pas dans les bacs - pas dans les bacs - NON!
Me cherche pas à la FNAC - pas à la FNAC - Ah bon?
Medhi-Call - le rap qui t'retourne comme un sac - OUH!
Dans ton bide, ca fait tout comme un coup d'nunchak'U!

Medhi-Call -hun hun- représente pour les siens.

(photo de Jean-Baptiste Maitre, sans son aimable autorisation : Fuck le system)

# Posté le mercredi 18 juillet 2007 14:42

Modifié le mercredi 18 juillet 2007 14:52

Do it yourself hip hop

Attention révélation.
A des lieux du gangsta rap américain cultivant depuis plus de dix ans la même image figée de Tupac Shakur ( essaye de reposer en paix malgrés tout ), a quelques pas seulement du rap français jamais lassé de ses "histoires vraies" récit de bavures ou confrontation avec les flics, apparait Puppetmastaz!!!
Groupe Berlinois au bon son qui a choisi la voie de l'humour, ou du moins de l'originalité. Leurs morceaux sont envoutants et leur rythme toujours bien cadencé, leurs textes ont même l'air pas mal, sauf que je comprends pas trop l'anglais (j'ai cherché des traductions mais j'ai pas trouvé grand chose) Le clip ci-dessus met en tout cas une bonne claque aux gros clichés qu'encourage MTV et ça fait plaisir. Bon après le parti pris des marionettes (même en concert à ce qu'il parait) c'est marrant mais bon, ça fait un peu bouffon : la difficulté est de savoir tourner les rappeurs à la con en dérision sans décrédibiliser le rap même.
Je crois que c'est ce qu'ils essayent de faire, et leurs album ( "Creature Funk" et "Creature shock radio") sont une véritable tuerie, ce que j'apelle du hip hop! A écouter de toute urgence!!!

# Posté le mardi 17 juillet 2007 09:38

Modifié le mardi 17 juillet 2007 10:02

Béton

Béton
Petite balade que j'avais écrite il y a plusieurs mois. Un peu plus "chanson" que rap, j'étais jeune à l'époque. Certains la connaissent déjà, pour les autres : je vous laisse découvrir.


C'est une histoire banale que je vais vous raconter
Car la tradition orale, dans l'rap c't'un peu mon métier
Il s'appelait Aïman, il a grandi dans le béton
Dos aux policemens, touché au coeur il est béton

Ca commençait un peu comme un Roméo et Juliette
Sauf qu'il portait un survet', avec au d'ssus ses chaussettes
Que c'était pas la famille qui gachait leur histoire de coeur
Mais une histoire de moeurs, une histoire de beur.
La fille, Julie, était belle comme une roue chromée
Pas d'la Seine-St-Denis, cheveux et jeunesse dorés,
Avec un nom pareil, Aïman vous vous en doutez
Enfant du soleil, avait la peau couleur café.
Elle l'aimait plus que son violon, Il l'aimait plus que l'rap
Lui portait des crampons pour pas que leur histoire dérape
Ils avaient des projets, ils avaient même un rêve,
Leur futur bébé: un skeudi premier sur les waves.

Il a grandi dans le béton
Touché au coeur il est béton


Filant comme une anguille, leur relation était taboue
Mais de fil en aiguille, mettant les preuves bout à bout
Le père de la jolie Julie a découvert le pompon :
Quand elle disait "je lis au lit" elle s'en allait par le balcon.
"Tu ne sortiras plus, ou je n't'aiderais plus"
Disait le père à sa petit sur un ton sévère
"Tu ne le verras plus, ou je n't'aimerais plus"
Je n'ose pas imaginer s'il l'avait su berbère.
Pendant plusieurs semaines Aïman fût sans nouvelles
Sentant monter avec sa peine une angoisse nouvelle
Mais la fille un matin souhaita revoir le garçon
L'amour c'est comme un refrain qui revient dans les chansons

Il a grandi dans le béton
Touché au coeur il est béton


Troisième couplet déjà de cette chanson
Abandonnons le couple et voyons d'où vient l'action
Voyant entrer un beur, chez lui, par la fenêtre
Le père figure un vol, un viol peut-être?
Il appelle les condés, ainsi agit un con dé-
-passé par les évènements, la société en mouvement
Quand il ressort, il est cerné de bleu, de blanc, de rouge
Aïman se fait buter, il fallait pas qu'il bouge
"D'une atteinte imprévue aussi bien que mortelle"
Car s'il n'a plus droit de cité, il a toujours droit de citer.
Aïman est perdu, Julie prie le ciel
La fille qu'il a aimé, qu'un autre feutre a colorié.

C'est une histoire banale que je vous ai conté
Sinon que d'une balle elle s'est cloturée
Il s'appellait Aïman, il a grandi dans le béton
Dos aux policemens, touché au coeur il est béton.
Medhi-Call
(Et le graph c'est Banksy)

# Posté le lundi 16 juillet 2007 05:42

Chapitre 7

Chapitre 7
Deuxième article seulement de ce blog et déjà je trahis ma promesse : Ne parler que de rap, de rap et de rap. Ok, mais pour pouvoir parler de rap, il faut d'abord savoir ce que c'est, le rap, et par conséquent, savoir ce que ce n'est pas.
Chapitre 7 de MC Solaar ce n'en est pas.
Rien de très surprenant, cela faisait déjà plusieurs albums que Solaar nous décevait, je ne m'attendais en l'achetant à rien d'exceptionnel, je constate à présent que l'as de trèfle à réussi à baisser son froc un peu plus bas.

Après une introduction pourtant prometeuse (toute proportions gardées) MC Solaar enchaine avec "Carpe Diem" sur le thème qui lui est si cher : "c'était mieux avant mais c'est comme ça" (Obsolète, les temps changent, gangsters modernes, une partie de Lalala ...) A peine le refrain arrivé que le ton de l'album est donné : Mc Solaar sacrifiera comme dans l'album précédent ses refrains à des coeurs de nymphettes en chaleur.
Le rap des premiers albums de Solaar a totalement disparu, et il n'y a guère que Si on t'demande, marquant l'heureux retour de Bambi cruz, qui préserve un son clean de toute pollution commerciale. Coup d'oeil dans le métro est une jolie balade comme Solaar en a dejà fait beaucoup qui plaira sûrement à ses fans s'il en reste (elle sera d'ailleurs à mon avis la prochaine à être matraquée sur les ondes) Ben oui, en duo avec Issara (qui c'est elle?) se laisse écouter, le reste est à fouttre au compost.

La postérité n'interesse plus Solaar qui se complait dans un opportunisme flagrant, en témoignent les titres Da Vinci Claude ou Mollah Solaar (mollard Solaar ouais). Son ambition est de faire des tubes et on regrette le temps où Larso callait des textes travaillés sur des rythmes de vrai rap.
Bref : telechargez cette album en masse, que sa maison de prod lui refuse un huitième.


# Posté le dimanche 15 juillet 2007 12:47

Modifié le lundi 16 juillet 2007 04:06

Intro

Intro
Petit rap présentation écrit pour l'occasion. Il parle de moi, de mon univers, et des raisons qui m'ont poussées à commencer ce blog. Alors comme on dit : à vos coms


Samedi Midi - Cyndi m'a dit :
Il faut montrer ton rap si tu veux sortir un skedi
T'as le rythme bestial, la rime fatale, le flow brutal
Pur instrumental - bref - ton style est radical!

Hé - bébé - normal, car on m'appelle Medhi-Call

Mon rap à moi - c'est comme un médicament
Il a un sale goût au début mais pour l'effet c'est violent
Violant - les interdits, les tabous médiatiques
Medhi attaque - les rappeurs de la FM paralytiques

Tout ceux - qui mettent des choeurs dans leurs refrains
Tout ceux - qui frappent le beat avec les mains
Tout ceux - qui parlent des femmes médiocrement
Mais dit autrement : tout ceux qui préfèrent les diamants

Medhi amant? Intensemment de la musique
Mon coeur qui bat - est le garant de ma rythmique
Et si Hendrix me dit "C'est pas d'la musique, Medhi à tort"
J'lui fracasse sa race et fait bouffer son médiatior

Moi j'viens pas des US - J'viens d'Cagnes sur Mer
C'est ptet' ce qui m'empêche de faire du rap de gangster
Ici c'est pas MTV - c'est la vraie vie
Pas de lamborghinis mais nous des fois on sourit

Souviens-toi qu'ce rap vient de la méditerranée
Et que ces textes la ne seront jamais suranés
Sur ce que Medhi dit - sur ce que Medhi tait
Sur ce que Medhi calle je te laisse méditer.
Medhi-Call

# Posté le samedi 14 juillet 2007 18:19